lundi 19 novembre 2012

conférence débat le mercredi 12 décembre

Notre association invite
 pour une conférence sur les politiques énergétiques
ANTOINE BONDUELLE 
consultant en énergie et environnement :

" FACE AU RECHAUFFEMENT CLIMATIQUE , 
QUELLE POLITIQUE DE L'ENERGIE "

MERCREDI 12 DECEMBRE 
à 20 h
salle des fêtes de 
MONCHY AU BOIS
entrée libre


Avant de lancer le bureau E&E en 2005, Antoine Bonduelle a été journaliste scientifique, puis l'un des associés du bureau d'études coopératif INESTENE SA (Paris, 1995-2003). Il a développé en France le modèle ELFIN de représentation de production électrique.
Il a été par ailleurs expert reviewer du groupe III (mitigation, politiques énergétiques) du GIEC en 2007 et pour le rapport spécial du GIEC sur les énergies renouvelables paru début 2011. Il a été le responsable des ONG françaises de défense de l'environnement lors de plusieurs conférences internationales sur le climat, notamment Berlin en 1995 et Kyoto en 1997. Il a fondé le réseau Action Climats France (www.rac-f.org).

vendredi 22 juin 2012

La ruralité, ce n'est pas ça !

Nous relayons l'appel à la mobilisation et à la manifestation de l'association Novissen contre le projet de construction d'une ferme-usine près d'Abbeville !


+ d'infos sur : www.novissen.com

vendredi 18 mai 2012

Communiqué du Collectif Anti-THT 59/62

Nous relayons ci-dessous le communiqué d'un collectif récemment créé.

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NON AU PROJET DE LIGNE TRES HAUTE TENSION 400 000 volts ENTRE AVELIN ET GAVRELLE !

Le 10 mai 2012 à 19 h, à Tourmignies, les responsables d'une dizaine d'association de protection de l'environnement, quelques élus, des membres de collectifs d'habitants et des riverains particulièrement motivés se sont réunis pour débattre du projet de ligne THT (Très Haute Tension).

Le constat unanime des participants quant à l'inutilité d'une nouvelle ligne et le manque de crédibilité des arguments fournis lors des débats avec la Commission Nationale du Débat Public par le porteur du projet, l'entreprise RTE -uniquement chargée du transport d'électricité national- ont engendré la création du COLLECTIF ANTI-THT 59/62.

RTE, société de transport, n'est pas le seul interlocuteur dans ce débat et ne peut donc pas prendre à lui seul la décision de porter le projet à son terme.
En conséquence, le COLLECTIF ANTI-THT 59/62 se manifeste tout de suite pour :
– S'opposer à ce projet de l'entreprise RTE ;
– Informer la population quant aux risques encourus (santé, environnement, agriculture …) ;
– Réclamer un audit national en matière d'énergie ; en positionnant le transport de l'électricité dans ce débat ;
– Demander immédiatement une réflexion sur les besoins en énergie dans les années à venir.


Le COLLECTIF ANTI-THT59/62 a l'intention de prendre quelques initiatives d'ici la fin du mois de juin.
La population ne saurait attendre passivement la suite des évènements, tandis que le porteur de projet s'active déjà en coulisses, faisant fi de la réelle concertation.

DEMAIN, SI ON NE REAGIT PAS VITE, IL SERA TROP TARD

Pour tout contact :
Cyrille GUILBERT, TOURMIGNIES ; cyrille.guilbert@orange.fr
Maurice PIERARD, LEFOREST ; maurice.pierard@orange.fr
Pierre ROSE, QUIERY LA MOTTE ; prose62490@gmail.com
Gabriel BERTEIN, RIVIERE ; gabriel.bertein@orange.fr

jeudi 12 avril 2012

Les " autoroutes de l'énergie " à contre-courant ?

Un article est paru dans l'Avenir de l'Artois, cette semaine (11 avril), sur le projet de ligne THT Gavelin-Avrelle et le lien avec les centrales électriques à gaz CCCG.
 à lire ci-dessous ou sur le site du journal ICI :

***

D'octobre à février, la reconstruction d'une ligne très haute tension (THT, 400 000 volts) entre Gavrelle et Avelin a été soumise à un débat public.


En attendant la décision de l'entreprise RTE de donner suite ou non au projet, certains habitants continuent de protester. Dans l'Arrageois, l'opposition a trouvé sa voix en la personne de Gabriel Bertein.
Les projets qui nuisent à l'environnement et la santé des habitants, Gabriel Bertein connaît. Ce Riviérois opposé depuis longtemps à l'installation d'une centrale électrique à Monchy-au-Bois a trouvé une nouvelle bête noire : le projet de reconstruction d'une ligne à 400 000 volts entre Gavrelle et Avelin, dans la région lilloise.

« La politique du passé »
Lors des différentes réunions publiques organisées par la commission particulière du débat public, Gabriel Bertein était là, avec la casquette de président de l'association Rivière, nature et patrimoine (ARNP). « J'ai trouvé ça bien qu'il y ait un débat public autour de ce projet. Les gens doivent être au courant, c'est le cas de le dire, qu'il y a un projet qui peut leur être dommageable. Mais j'ai été déçu par le contenu », regrette-t-il.
Le Riviérois est sceptique quant à la raison d'être du projet. « RTE prévoit une augmentation de la consommation d'électricité. Pour moi, la tendance est plutôt à la baisse... Et puis faire des "autoroutes" de l'énergie, c'est plutôt la politique du passé, ce n'est pas penser l'avenir. Cette ligne doit transporter trois fois plus d'énergie. Cela veut dire qu'on va en produire trois fois plus aussi ? ». C'est une preuve, selon Gabriel Bertein, qui fait aussi partie du collectif Prévention environnement santé, que de nouvelles centrales électriques à cycle combiné gaz (CCCG) pourraient être construites dans le coin. À Bailleul-Sire-Berthoult, Oppy, Neuvireuil, Arleux-en-Gohelle ?
L'impact d'une ligne THT sur l'environnement et la santé des personnes qui vivront sous cette ligne font tiquer Gabriel Bertein, qui reprend souvent l'intervention du docteur Annie Sasco lors de la réunion publique à Courcelles-les-Lens en décembre. « Elle a évoqué la problématique de l'exposition aux champs électromagnétiques. C'est sûr, il y a des preuves irréfutables de développement de cas de leucémie chez des enfants. Ce qui pose problème, c'est l'exposition continue, notamment la nuit ».

« Une pression de la part de RTE »
Gabriel Bertein se dit positivement surpris par l'affluence qu'il y a eue dans certaines réunions publiques et d'autant plus par les nombreuses critiques émises à l'égard de RTE. « Nous sommes des habitants à contre-courant », s'enthousiasme le Riviérois. Un élan qui s'étouffe vite lorsqu'on lui demande si ces critiques peuvent peser dans la balance. « Il y a eu une pression de la part de RTE sur le débat public », affirme Gabriel Bertein, qui s'attend à ce que Réseau transport d'électricité décide de se lancer dans la reconstruction de la ligne 400 000 volts. « Je suggère à l'entreprise de prendre des précautions vis-à-vis des gens qui habitent les zones concernées par le projet », commente-t-il.
L'opposition à la nouvelle ligne THT s'est moins exprimée dans l'Arrageois que dans la métropole lilloise et le bassin minier, où des collectifs se sont créés pour dénoncer une décision qui, selon eux, était déjà prise par RTE avant même la phase de débat public. L'entreprise la dévoilera officiellement d'ici trois mois (voir ci-dessous).

Pierrick JOUAN
Liens :
http://www.debatpublic-lillearrastht.org/
http://www.stop-tht.org/ : le problème concernant aussi en Normandie
http://www.quieryavenir.fr : le blog d'un citoyen ayant suivi activement le débat

vendredi 16 mars 2012

Une centrale électrique au gaz en difficulté

à découvrir sur lavoixeco.com, un article sur la centrale au gaz de Pont-sur-Sambre : "La centrale électrique Poweo sous tension à cause du prix du gaz".

extrait de l'article : "À Pont-sur-Sambre, la centrale Poweo, centrale électrique à cycle combiné au gaz naturel, connaît un moment difficile de son histoire bien loin de l'euphorie qui avait prévalu le 27 avril 2009, jour de son inauguration. Depuis lundi, Poweo Pont-sur-Sambre Production fait l'objet d'une procédure de sauvegarde, l'antichambre du redressement judiciaire auquel échappe, pour l'instant, cette centrale rachetée fin 2010 par l'allemand Verbund."

mardi 22 mars 2011

COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION

COMMUNIQUE DE L'ASSOCIATION TRANSPARENCE DEVELOPPEMENT ET RURALITE

Comme annoncé l'association TDR a été reçue le 17 mars dernier au cabinet de la Ministre de l'Ecologie, Madame Nathalie Kosciusko Morizet, au nom de l'ensemble des opposants à la centrale de Monchy-au-Bois, et en compagnie d'autres associations en lutte contre des projets similaires : ADPSE (centrale d'Hambach en Moselle ), PCBA (centrale de Verberie dans l'Oise), Collectif Gaspare et CURC 22 (centrale de Guipavas en Bretagne). Ces associations ont conjointement dénoncé la multiplication incontrôlée des projets de CCG : 12 tranches déjà en service ou en construction et 21 tranches en projet. Elles ont également dénoncé le manque de transparence flagrant dans l'élaboration de ces projets, la désinformation qui les accompagne et le mépris avec lequel sont traités les citoyens alors même que les impacts sont lourds sur les populations et les territoires. Les associations ont par ailleurs mis l'accent sur les incertitudes confirmées par GRT Gaz quant à la capacité du réseau à supporter l'arrivée des CCG et la pression qu'elles ne manqueront pas d'exercer sur la sécurité de l'approvisionnement en gaz et les tarifs gaziers.

Les associations ont bénéficié d'une écoute positive de la part des représentants du Ministère qui ont reconnu les incertitudes quant au nombre de centrales CCG véritablement utiles. Rassemblées au sein d'un « Collectif pour un moratoire sur le développement des centrales à gaz » elles ont formulé une demande claire et solennelle de moratoire sur les centrales qui ne sont pas encore en construction et vont transmettre au Ministère un dossier complet en ce sens. Elles ont rappelé que la baisse de la consommation énergétique ainsi que la réduction des émissions de GES ont été définies par l'Etat lui-même comme des priorités nationales et que le «laisser faire » en matière de CCG va clairement à l'encontre de ces objectifs.

Depuis le début, notre association s'applique à échelle locale à combattre la désinformation et à mettre en garde contre les effets néfastes et les dangers de ce projet. Elle s'applique à dénoncer l'incohérence de la multiplication des CCG et à appeler les pouvoirs publics à assumer leurs responsabilités. La convergence des luttes des différentes associations sur le territoire et la mise en place d'un collectif national sont une force que nous exploiterons. La question énergétique est trop grave pour que les décisions puissent être prises à échelle locale et les impacts trop importants pour que soient autorisées des centrales dont l'utilité n'est pas démontrée.

Nous continuerons donc avec la même fermeté à exiger la suspension du projet.

samedi 19 mars 2011

Réflexion... avec cette chronique du journaliste Hervé Kempf : l'énergie est politique

article paru dans le journal Le Monde daté du 15 mars.
A lire en ligne ou ci-dessous.

L'article exprime ce que notre association a pointé depuis le début à savoir que les choix énergétiques ne doivent pas se décider en catimini, mais en connaissance de cause et avec les citoyens.


L'énergie est politique

A l'heure où cet article est écrit, on ne sait pas encore si l'accident nucléaire de Fukushima est arrivé à son terme. Mais il est déjà évident qu'il est le plus important depuis Tchernobyl, en 1986. Et si ses conséquences ne peuvent être encore exactement mesurées, on ne voit pas comment il n'ébranlerait pas la politique énergétique mondiale. Il est certes trop tôt pour affirmer que la "renaissance du nucléaire" en sera avortée - notamment parce que c'est largement à la Chine de donner la réponse.

On peut aussi observer que, de la même manière que la marée noire du golfe du Mexique, en 2010, n'a pas infléchi la course avide au pétrole, de la même manière que la crise financière de 2008 n'a pas conduit à une refonte du système financier, l'accident de Fukushima pourrait ne pas obstruer durablement le cours d'une augmentation constante de la consommation énergétique.

Mais la succession de ces faillites, de ces accidents, de ces craquements atteste que la logique qui préside à leur survenue est malade : on ne peut plus raisonner avec le pétrole sans penser au pic pétrolier et au changement climatique ; on ne peut plus observer le système financier sans constater qu'il vampirise les économies ; on ne peut plus croire aux récits lénifiants sur l'innocuité de l'énergie nucléaire.

Ce que nous dit l'accident de Fukushima, c'est que l'énergie doit revenir en politique : derrière les choix énergétiques se joue le mode de vie d'une société. Ils déterminent une façon d'être, qui doit être démocratiquement délibérée. Démocratiquement, c'est-à-dire de façon telle que les deux plateaux de la balance soient réellement présentés aux citoyens. Celui qui décrit le confort d'une société où l'énergie est abondante, certes. Où la myriade des objets technologiques qu'invente la société productiviste semble pouvoir couler dans la vie quotidienne comme s'ils tombaient du ciel. Le discours dominant et la publicité s'emploient jour après jour à le vanter. Mais il faudrait aussi qu'avec la même attention soit présentée la fragilité d'une culture énergétique qui oublie la radioactivité, l'épuisement des ressources, le changement climatique. Qui oublie, aussi, le prix humain nécessaire pour obtenir l'énergie si vitale au système économique qu'elle est devenue comme une drogue dont on ne peut plus réduire les doses sans un profond malaise.

Il n'est plus temps, pour les politiques, de se défausser des choix techniques sur des ingénieurs. Comme il n'est plus temps pour les citoyens de considérer l'énergie comme une donnée extérieure, en quelque sorte, à leurs soucis et à leurs souhaits.

Hervé Kempf (Chronique "Ecologie")

jeudi 17 mars 2011

Un collectif d'associations reçu ce jour au ministère de l'écologie

Ce collectif d'associations, dont Transparence Développement et Ruralité, remettra à la ministre Madame N. Kosciusko-Morizet un document commun rédigé avec la collaboration du bureau Horizons - bureau d'étude et de conseil en écologie, déjà sollicité par l'ADPSE (centrale d'Hambach) et l'association Pas de Centrale en Basse Automne (Verberie, Oise).

L'objectif de cette rencontre étant d'interroger la ministre sur la prolifération des projets de CCG au-delà des besoins nécessaires.

Les mobilisations s'étendent en fonction de la multiplication des projets.
A découvrir, par exemple ces citoyens bretons qui s'organisent.

mercredi 9 mars 2011

76 agriculteurs mobilisés contre la centrale (info véridique, mais... c'est dans l'Oise)


à lire sur le site du journal Le Parisien

76 agriculteurs se mobilisent contre la centrale

Une centrale électrique en plein milieu de terres agricoles. Les agriculteurs n'en veulent pas. Ils sont 76 à avoir signe une pétition demandant à la chambre d'agriculture une délibération claire contre ce projet.

Décidément, le projet de centrale au gaz de Verberie suscite bien des réactions. Cette fois, ce sont les agriculteurs qui ont pris le taureau par les cornes. Le conseil général et le conseil régional ont déjà affiché leur hostilité. Soixante-seize agriculteurs de Verberie et des communes voisines attendent de leur représentant, la chambre d’agriculture, qu’il mette le sujet de la centrale sur le tapis lors d’une prochaine session. Car le maire de Verberie, Patrick Floury, prépare son plan local d’urbanisme dans lequel il relance la conversion de 30 ha de terres agricoles en terres industrielles spécialement pour le projet du fournisseur d’électricité Direct Energie : une centrale électrique fonctionnant au gaz naturel.

Les agriculteurs le savent bien. Des terres polluées par les émanations de la centrale sonneraient le glas de leur exploitation ou risqueraient de les priver d’une grande partie de leur revenu. A l’heure où la traçabilité est exigée, la culture bio glorifiée, quel sera leur avenir ?

Patrice Corbrion fait partie du mouvement. Il n’est pas « contre les centrales », mais pas à 500 m de ses terres, des terres de bonne qualité, souligne-t-il. Ce cultivateur de bientôt 50 ans avait déjà dû fuir l’exploitation familiale en Seine-et-Marne. « A l’époque je vendais mon blé à la boulangerie Paul et des légumes chez Bonduelle. Mais leur cahier des charges est très strict. On ne peut pas être à 500 m d’une autoroute ou d’une zone industrielle, par exemple. »

Progressivement, ses champs se sont retrouvés encerclés par l’aéroport de Roissy et une zone artisanale. « Alors, je suis parti à Pontpoint où je cultive de l’orge, du blé, de l’avoine et du maïs. En tout, j’ai 250 ha, dont 35 sur le plateau de Verberie. Mon fils reprendra l’exploitation, je ne veux pas lui laisser une terre polluée. » Patrice Corbrion reconnaît ne pas être un scientifique mais laisse parler son expérience. « Les particules et la vapeur d’eau qui seront rejetées risquent d’apporter leur lot de maladies et de champignons. En conséquence, il faudra mettre plus de pesticides, alors qu’on nous demande l’inverse. On marche vraiment sur la tête! Mon blé risque d’être déclassé. Impossible de le vendre en boulangerie, il sera tout juste bon à nourrir les bestiaux. »

samedi 5 mars 2011

25 000 emplois menacés ! Pas grave, un super projet va en créer 35 !

Notre association soutient sans ambiguïté la création d'emplois et le développement économique de notre territoire, mais pas à n'importe quel prix, ni n'importe comment.

Au choix :

développer des filières locales créatrices d'emplois et cela dans des proportions importantes

ou

un super projet privé créant 35 emplois !



"La France ne doit pas devenir le pays du Soleil-Couchant."
C'est le cri d'alarme lancé, lundi 28 février, par seize organisations, de la Fondation Nicolas Hulot au Syndicat des énergies renouvelables (SER), au sujet de l'avenir de la filière photovoltaïque.

"Dans quinze jours au plus tard, si rien ne change, vingt cinq mille emplois, créés dans la foulée d'une rupture écologique et économique majeure – le Grenelle de l'environnement –, seront mis en péril, plusieurs milliers seront supprimés à très court terme", affirment-elles dans un communiqué. "Le gouvernement souhaitait légitimement réguler et encadrer le coût pour la collectivité du développement du solaire photovoltaïque. Mais le projet actuel met en grave danger une filière naissante dont la crise de croissance, réelle, méritait un traitement adapté", poursuit le texte.

BAISSE DE 20 % DU TARIF DE RACHAT

Il y a une semaine, le premier ministre, François Fillon, a présenté les nouvelles règles du jeu devant régir le développement du photovoltaïque en France avant le 9 mars, fin du moratoire décidé début décembre. Ce dernier avait été lancé pour calmer l'emballement autour de cette nouvelle énergie développée, selon lui, grâce à des "panneaux de piètre qualité" importés de Chine, "dans des conditions environnementales et urbanistiques très rudimentaires".

Pour la suite, M. Fillon s'est engagé à au moins tripler, d'ici à la fin 2012, la capacité de production du parc français de panneaux photovoltaïques, tout en annonçant une baisse de 20 % du tarif de rachat de l'électricité solaire.

"Le manque de vision de l'extraordinaire potentiel énergétique et industriel du photovoltaïque pour notre pays risque de conduire à des décisions lourdes de conséquences", écrivent le WWF, Enerplan (filière des entreprises du photovoltaïque), ou encore le Comité de liaison des énergies renouvelables (CLER). "Nous demandons solennellement au gouvernement de réaffirmer son ambition pour la filière en amendant dans un sens constructif le projet de texte lors de son examen par le Conseil supérieur de l'énergie, le 2 mars prochain, et en ouvrant rapidement, dans l'esprit du Grenelle de l'environnement, le chantier d'un 'plan solaire photovoltaïque' ambitieux et bénéfique pour tous."

article du journal Le Monde daté du 28 février à retrouver sur leur site ICI

mercredi 2 mars 2011

Inutile et dangereux.. puisqu'on vous le dit


Photo Ludovic Maillard


deux articles à retrouver en ligne suite à la rencontre organisée hier avec Eva Joly et le rassemblement sur le site projeté pour construire le "centrale de la honte".

Bonne lecture

article de Nord éclair

article de la Voix du nord

samedi 26 février 2011

Rassemblement ce 1er mars

Hélène Flautre, députée européenne qui a toujours soutenu le combat de nos 4 associations ( TDR-RNP-Touche pas à mon air-Collectif de médecins) contre la centrale à cycle combiné gaz, a réussi à organiser une rencontre à l'occasion du passage d'Eva Joly à Arras.


Le mardi 1er mars à 16h, Eva Joly rencontrera les 3 associations, le collectif de médecins ainsi que des représentants de l'association de Verberie.



A 17h, elle participera à un rassemblement sur le site de la centrale (entre Monchy et Bienvillers) pour rencontrer les citoyens opposés à ce projet.


Vous êtes invités à participer nombreux à ce rassemblement de 17h. La presse sera présente.


L'association TDR est dans l'attente d'un rendez vous ces jours prochains avec la ministre de l'environnement.

Le collectif «Touche pas à mon air » vient de se transformer en association.


Nous travaillons tous ensemble sur des recours juridiques.

Notre détermination reste entière.

mercredi 2 février 2011

Monchy-au-Gaz : pour les beaux yeux de qui ?

Un article à retrouver sur le site de Libélille ou à lire ci-dessous.

Ce qui est souligné en rouge à toute son importance : on ne développe pas un territoire contre les habitants, ni à leur place, mais avec eux.

«Une centrale au gaz, c'est pas pour nos beaux yeux»

C'est un projet de centrale de production d'électricité par le gaz à Monchy-au-bois près d'Arras. Le préfet du Pas-de-Calais vient de signer l'arrêté qui lance les travaux. Trois associations de riverains et 140 médecins n'en veulent pas. Ils la jugent inutile, et mauvaise pour la santé. Interview de Jean-Marc Chatelet, retraité, et riverain.

Qu'avez-vous contre ce projet de centrale au gaz?
Il n'a pas d'utilité. Le Conseil régional s'est prononcé contre. La région Nord Pas-de-Calais produit plus d'électricité qu'elle n'en consomme. On nous répond qu'il ne fait pas raisonner au niveau régional. Nous maintenons qu'elle n'est pas utile. Elle ne va apporter des nuisances.


Lesquelles?
Des rejets de gaz à effet de serre, d'abord. Ça n'a pas de conséquence directe sur les habitants du territoire, mais ça en a sur les habitants du monde. C'est 1 million de tonnes de CO2 par an, chiffres qui ne sont contestés par personne. On sait qu'on est déjà à 2 millions de tonnes dans la région. Ça veut dire une augmentation de 50%, rien qu'avec cette centrale. On va brûler du gaz pour faire tourner une turbine pour produire de l'électricité, et consommer pour ça l'équivalent de la consommation ménagère d'une ville de 50.000 habitants. Ensuite, les rejets toxiques, sur les habitants de la région : oxyde d'azote, dioxyde de souffre, dioxyde de carbone, particules fines. 140 médecins, généralistes et spécialistes, ont signé une lettre commune, remise au préfet. Enfin, la dernière raison, c'est qu'on ne veut pas dénaturer notre territoire rural.

Vous n'êtes pas en train de dire : «Votre centrale, installez-la plus loin, on n'en veut pas chez nous»?
On nous dit qu'on a besoin de centrales à gaz pour répondre aux pics de consommation d'électricité. Il n'en faut pas des milliers. Un plan national a fixé les besoins à 15 centrales, il y en a 10 pour l'instant, et déjà deux dans le Nord Pas-de-Calais. Les régions déficitaires en électricité en cas de pic sont la Bretagne et Provence Alpes-Côte d'Azur. Nous, on en a déjà deux, une à Dunkerque, et une à Pont-sur-Sambre, dans l'Avesnois.

Il y a l'argument de l'emploi.
C'est vrai que c'est un point positif. Ce sera un chantier de trois ans, qui va donner du travail à 100 à 300 ouvriers, puis 35 emplois permanents quand la centrale fonctionnera. C'est toujours 35 chômeurs de mois. On ne le néglige pas, notre association s'appelle «Transparence, développement, et ruralité». On n'est pas des vieux archaïques, on est pour le développement, mais pas à n'importe quelle condition, dans le cadre d'un débat démocratique, et pas au détriment de la santé des habitants. Ce qui est sûr, c'est qu'une centrale au gaz, ce n'est pas pour nos beaux yeux qu'elle s'installe. Alpiq vient pour vendre son électricité très, très, cher.

La prochaine étape pour vous?
On est une petite association avec peu de moyens. Pour l'instant, on travaille sur l'arrêté du préfet avec nos avocats. On essaiera d'aller le plus loin possible, on est prêt à aller jusqu'au tribunal administratif.

Recueilli par Haydée Sabéran

dimanche 30 janvier 2011

Nous ne sommes pas encore à Monchy-au-gaz !

COMMUNIQUE DE PRESSE

A la suite de la décision du Préfet du Pas de Calais, d'autoriser la construction de la centrale
à cycle combiné gaz de Monchy-au-Bois, les associations soussignées , dénoncent :

- un projet irréfléchi et précipité

- une parodie de démocratie

- la fuite du débat public par les élus

- le mépris des citoyens et le passage en force du projet

- le dénigrement public de l'avis de 140 médecins

- la manipulation et le mensonge

- la priorité donnée une fois de plus au profit sur la santé des habitants

- les lacunes du dossier

- le sacrifice des territoires

- le torpillage du Plan Climat Territorial du Pays d'Artois

Nous réaffirmons notre détermination à entamer tous les recours possibles - y compris en tribunal administratif- contre l'autorisation d'un projet dont l'utilité reste à ce jour non démontrée et dont les risques sont multiples et avérés.


Transparence Développement et Ruralité (http://transparencecentrale.blogspot.com)
Touche pas à mon Air (touchepasamonair@gmail.com)
Rivière Nature et Patrimoine (http://associationrnp.free.fr)

lundi 27 décembre 2010

CONTRE : ils sont de plus en plus nombreux

Cent trente-sept médecins de l'Arrageois s'engagent contre le projet de centrale à combiné gaz

Article de la Voix du nord à retrouver sur leur site

ou

à découvrir ci-dessous


Les médecins sont chaque jour un peu plus nombreux à s'opposer à l'installation d'une centrale à combiné gaz à Monchy-au-Bois, à quelques kilomètres au sud d'Arras.

Pas moins de quatre-vingt-deux médecins généralistes, spécialistes et hospitaliers de l'Arrageois ont rejoint les cinquante-cinq autres médecins déjà signataires d'un dossier argumenté, s'opposant à ce surplus de pollution dans l'air local. Cela fait du monde et le préfet, Pierre de Bousquet de Florian, recevra prochainement des représentants de ce mouvement de fond. « Je dois dire que la préfecture a déjà su nous écouter mais nous leur apporterons cette fois d'autres arguments », souligne le médecins des Vertes Vallées à l'origine de cette initiative.

Considérant ce projet comme « dangereux », il essayera de convaincre le représentant de l'État qu'il ne faudra pas en rajouter dans un secteur géographique déjà fortement impacté par la pollution atmosphérique. « Nous avons un des taux de mortalité les plus élevés de France (0,9 % de plus pour le Pas-de-Calais que pour la moyenne nationale). Nous risquons d'augmenter encore ce chiffre de 0,8 à 3 %.

Des chiffres incontestables ! Pour vous donner une idée, c'est l'équivalent d'une rue d'un de nos villages qui disparaîtra prématurément, soit onze à quarante-deux décès en dix ans. Des décès causés par des problèmes cardio-vasculaires auxquels s'ajoutent les autres phénomènes déjà connus (alcoolisme, mal bouffe...). Ce projet, c'est la patate chaude qu'on aimerait envoyer ailleurs ! »

Réseau de surveillance

Si la centrale devait voir le jour, le collectif de médecins a prévu de travailler en réseau pour que les pathologies nouvelles soient identifiées et que les malades puissent rechercher plus facilement les responsabilités. « C'est la concentration qui fait la toxicité ! Alpiq est bien dans la norme, mais en additionnant ces normes (pour l'oxyde de carbone, l'azote...) on est hors norme ! Alpiq dit que l'air que rejettera la cheminée sera plus propre que l'air ambiant. Les poussières seront effectivement filtrées, mais elles seront chauffées, devenant plus agressives ! Leurs arguments ne sont pas très fiables. De notre dossier remis au commissaire enquêteur, ils ont simplement contesté les chiffres d'hospitalisation. Nous ne cherchons pas à faire peur, mais à informer. On espère être entendu. Nous sommes des professionnels de la santé. Quand on a tiré la sonnette d'alarme sur la consommation d'eau dans les bouteilles plastiques il y a vingt ans, personne ne nous a prêté attention. Ce n'est qu'aujourd'hui que l'on constate les dégâts, sur les hommes en particulier, et les problèmes endocriniens causés par les particules de plastique reconnues par notre corps comme des oestrogènes ». Les médecins constatent, surtout dans la région, des pathologies rares qui se multiplient, comme en témoigne un spécialiste : « Aujourd'hui, je détecte un cancer tous les dix jours dans mon cabinet. Des tumeurs qu'on ne voyait pas avant, sur des patients de cinquante ans. Des tumeurs gingivales, du plancher de la bouche, des glandes salivaires, des leucémies... » Les médecins sont certains des effets de la pollution générée par la centrale, près du site, mais aussi sous les vents d'ouest dominants. Une pollution qui atteindrait le sud Arrageois et la communauté urbaine. Et si une usine plus polluante fermait, à terme, dans le secteur, cela atténuerait-il la pollution atmosphérique ? « Si une usine fermait dans la zone industrielle d'Arras, cela n'améliorerait pas la qualité de l'air à Monchy-au-Bois, précise notre médecin. La préfecture a su nous écouter.

Ainsi elle a chargé l'Agence régionale de la santé d'une nouvelle étude sur la qualité de l'air et l'influence de la centrale sur celle-ci. » •

N. André - Voix du nord 22/12/2010

mardi 21 décembre 2010

Tous les mensonges sont - ils permis ?

le Vrai / le Faux

Utilité de la centrale
- on a besoin de cette centrale pour nos « Pics de consommation »... « Pour remplacer les centrales à charbon ». C'est ... FAUX

- le VRAI : ni la région, ni la France n’ont besoin de cette centrale de Monchy. Alpiq va rentabiliser au maximum et profiter de la libéralisation du marché de l’électricité.

impact sur la santé des habitants
- « absence de danger sanitaire » car « avis positif de l’Agence Régionale de Santé » (ARS) en date du 3 août 2010. « Nous soutenons ce projet à condition de non nuisance sanitaire... » (tract CCVV 08/10/2010). C'est ... FAUX

- le VRAI : le document de l'ARS auquel il est fait allusion, est daté du 3 août 2010. Personne n'a pu le consulter et pour cause. Il n'a pas été annexé au dossier de l'enquête publique. Il était donc inaccessible au public. Pour quels motifs ?
L’ARS n’a pas donné d’avis sur les risque liés aux polluants de l’air (NO2, SO2, CO poussières) mais sur des problèmes mineurs liés à l’eau et à la légionellose.

La Préfecture a exigé une nouvelle enquête de l'ARS portant sur certains rejets (ozone et SO2). L'enquête sera cette fois effectuée à Monchy-au-bois et non à partir de relevés faits à Arras, comme cela a été fait pour l'étude du projet.

Il y a un réel impact sur l’augmentation des pathologies graves (le dossier du collectif d’une centaine de médecins le démontre).

information des citoyens et enquête publique

- La population est bien informée par la Communauté de Communes des Vertes Vallées (CCVV) et les élus des communes. Le public s’est largement exprimé parce que les associations ont diffusé des informations alarmistes. C’est … FAUX

- Le VRAI : refus du débat public par la CCVV et par la municipalité de Monchy (le débat, nous l’attendons encore).

Les élus des communes sont mal ou non informés.

Très forte participation citoyenne des habitants à l’enquête publique : 2793 signatures contre le projet, 716 observations écrites contre le projet et 38 ( ! ) pour la centrale.

Les informations diffusées par les associations sont avérées (voir dossier des médecins). Un collectif de de 100 médecins généralistes et spécialistes a dénoncé les effets négatifs sur la santé du projet de centrale. Ils ont rappelé qu'il était de leur devoir de prévenir tout risque sanitaire pour les habitants.


mercredi 15 décembre 2010

Nous restons très mobilisés

Le Sud-arrageois n'est pas une zone démobilisée, ni une réserve pour pistes cyclables vertes et zones industrielles en devenir.

A lire dans l'Avenir de l'Artois daté du 8 décembre 2010, les propos du représentant du Collectif Touche pas à mon air.

Sur le site du journal ICI

ou ci-dessous


« Nous restons mobilisés »

mercredi 08.12.2010

Les commissaires enquêteurs ont rendu les conclusions suite à l'enquête publique : l'avis est favorable, avec des réserves et des recommandations. La prochaine étape sera la décision préfectorale, dans les semaines à venir

Depuis que le projet de construction d'une centrale à gaz à cycle combiné a été dévoilé au public, de nombreuses voix se sont élevées contre et les habitants se sont regroupés en association.

Il y a quelques semaines, des habitants des communes de Pommier et Humbercamps ont créé une nouvelle association Touche pas à mon air. Damien Brixy, habitant à Pommier, en est le président.
Pourquoi la création de ce collectif Touche pas à mon air ?
C'est un mouvement qui est issu des habitants, totalement apolitique et qui a pour objectif la non construction de la centrale électrique à gaz de Monchy-au-Bois. Ce projet divise mais fait surtout peur à de nombreuses personnes et notamment aux médecins. Cette centrale va engendrer de nombreuses nuisances : surtout de la pollution.
Nous, habitants qui utilisons la nature et l'air environnants, devons réagir et montrer que nous ne sommes pas en adéquation avec un tel projet. Nous sommes heureux d'y vivre et de profiter d'un cadre de vie précieux. Qu'en sera-t-il demain ? La pollution n'affectera pas seulement le secteur de Monchy-au-Bois mais aura des retombées dans un rayon bien plus important : tout le secteur d'Arras est concerné.

Par quels moyens montrez-vous votre désapprobation au projet ?
Notre collectif a organisé un parcours marche et vélo pour montrer notre désaccord le dimanche 28 novembre 2010. Ce fut une réussite : plus de 150 personnes ont bravé le froid (-3°).

Les commissaires enquêteurs ont rendu un avis favorable pour le projet. Qu'en pensez-vous ?
Nous avons été dans un premier temps surpris par la nouvelle, puis dans un deuxième temps, après lecture et analyse de ce rapport, nous dénonçons une minimisation des avis des opposants. À quoi sert une enquête publique si on ne tient pas compte des 2 793 signatures et des 754 courriers des personnes contre ce projet de centrale. Pour les personnes favorables au projet on peut comptabiliser 38 courriers : cherchez l'erreur. Nous dénonçons tout simplement une partialité de la part du commissaire enquêteur. Notre détermination n'est pas redescendue après cet avis. Au contraire nous restons mobilisés et n'avons pas envie de lâcher l'affaire. Nous continuerons à nous défendre et à mettre tout en oeuvre pour que ce projet n'aboutisse pas.
Propos recueillis par Aurélie DELFORGE - L'Avenir de l'Artois

dimanche 21 novembre 2010

Tous ensemble marchons ce dimanche 28 novembre

La mobilisation continue puisqu'un collectif d'habitants, "Touche pas à mon air", vient de se créer. Nous avons eu l'occasion de les rencontrer lors d'une réunion et de participer à une action commune ce samedi à Berles-au-bois.

Nous nous associons bien évidemment à l'action qu'il organise ce dimanche 28 novembre, dont voici le contenu :


au lieu de marcher, courir ou rouler à vélo chacun de notre côté, unissons-nous pour défendre la qualité de notre air !

- Rendez-vous pour les marcheurs et coureurs à 10 h 00 sur la place de Berles-au-Bois : marche jusque Monchy-au-Bois (aller-retour 5 km).

- Pour les vélos : libres à vous de faire votre parcours qui doit aboutir à 11 h 00 sur la place de Monchy-au-Bois. Un départ vélo est prévu pour les clubs de cyclotourisme du secteur d'Arras à 9 h 30 devant la préfecture pour arriver également à 11h00 à Monchy-au-Bois !

Marchons, courons, roulons ensemble pour garder la campagne que nous aimons !


Vous n'êtes pas sans savoir que dans notre campagne est envisagé la construction d'une centrale à Gaz à Monchy-au-Bois. Ce projet divise mais surtout fait peur à de nombreuses personnes et notamment aux médecins (cf article joint) ! Cette centrale va engendrer de nombreuses nuisances : surtout de la pollution !
Nous, associations sportives qui utilisons la nature et l'air environnants, devons réagir et montrer que nous ne sommes pas en adéquation avec un tel projet ! Nous sommes heureux de traverser et de profiter de cette campagne précieuse lors de nos différentes sorties : qu'en sera-t-il demain ?
La pollution n'affectera pas seulement le secteur de Monchy-au-Bois mais aura des retombées dans un rayon bien plus important : tout le secteur d'Arras est concerné !
Des pics de pollution viendront perturber nos manifestations sportives !
Notre collectif organise des parcours marche et vélo pour montrer notre désaccord. Réagissons, il en va de votre santé et celle de vos proches !

lundi 15 novembre 2010

Des médecins généralistes et spécialistes dénoncent les effets négatifs sur la santé du projet de centrale

Pour ne pas reprendre le langage grossier utilisé par une minorité de personnes soutenant le projet de centrale (cf vdn du 16/10/10), qu'on laisse tranquille la campagne sud-arrageoise.
C'est ce que disent un collectif de 60 médecins pour qui la centrale 3CA à Monchy-au-Bois amènerait « la pollution de la ville à la campagne».

A lire cet article,
"Pour les médecins, la centrale combinée gaz aura bien des effets négatifs sur la santé", paru dans la Voix du Nord du 8 novembre dernier.

Le lien en cliquant ICI.

Le texte ci-dessous.

Artois : Pour les médecins, la centrale combinée gaz aura bien des effets négatifs sur la santé

lundi 08.11.2010 - La Voix du Nord

Alors qu'on se dirige vers une décision préfectorale à la toute fin de l'année, la « désinformation orchestrée depuis quelques mois », pour reprendre ironiquement les termes d'un courrier signé par « La communauté de communes des Vertes Vallées », le 8 octobre dernier, semble apporter plus de réponses aux interrogations d'une partie des habitants, que le dossier de présentation du projet.

Un argument de poids, étayé par des études scientifiques sérieuses, a été présenté, vendredi dernier, à Humbercamps, par une délégation de médecins. Ceux-là mêmes qui ont rendu, mercredi, leurs conclusions au préfet du Pas-de-Calais et avaient précédemment agrémenté le dossier du commissaire enquêteur.

Les médecins ont tenu à apporter des réponses claires. La centrale combinée gaz aura bien des effets négatifs sur la santé des citoyens des Vertes Vallées et celles de leurs voisins. « Même s'il vaudra toujours mieux une centrale de ce type qu'une centrale à charbon ou au fioul », précise, l'un de ces médecins. La pollution de l'air ne sera également pas semblable à cent mètres de la centrale où à dix kilomètres. Pour l'affirmer, les médecins se sont appuyés sur l'étude EPHEA (Air Pollution and Health - A European Approach) qui compte parmi l'une des plus importantes études réalisées en Europe (dans vingt-neuf grandes villes pendant cinq ans). Cette étude démontre les effets d'une pollution de 50 microgrammes par m³ de microparticules qui s'accompagne d'une mortalité de 1 à 3 % supérieure à la normale (l'usine rejette 5 milligrammes par m³/jour de poussières). Selon cette étude, on constate également des effets néfastes sur la mortalité par maladies cardio-vasculaires, maladies respiratoires, hospitalisation d'enfants asthmatiques. Une autre étude plus récente, française, celle-ci (PSAS-9, réalisée en 2006) a démontré l'excès des risques de mortalité pour 10 microgrammes par m³/jour pour l'ensemble des polluants. Un professeur lillois en a fait une synthèse, démontrant une accélération des risques de décès et d'hospitalisations. À chaque augmentation de 10 microgrammes/m³ jour de polluant, on augmente de 0,5 à 1 %, à court terme, la mortalité journalière (qui est d'ordinaire de 0,6 %).

Enfin, une autre étude, canadienne (Goldberg) démontre les effets du monoxyde d'azote sur les pathologies du sein. « Nous ne voulons pas être alarmistes, mais il faut informer. L'Agence régionale de la santé (ARS) n'a pu s'exprimer que sur les risques restreints de légionellose et de pollution de l'eau. Elle n'a pas été sollicitée (mais elle le sera sans doute après leur intervention) sur les autres rejets. Notre région paie déjà un lourd tribut en terme de santé publique, avec un taux de mortalité supérieure aux autres régions », souligne un médecin. Les pédiatres, cardiologues, pneumologues, hématologues consultés craignent tous une augmentation des pathologies. •

N. André